Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire Soutien à Gilles-Eric Séralini et à ses co-auteurs

seralini
Le procès du Professeur Gilles-Eric
Séralini, attaqué par le looby pro-OGM aura lieu à Paris, le 23 novembre
prochain.
Il y a deux pétitions, une pour les scientifiques et
une pour le public plus large pour appuyer Gilles-Eric Séralini.

 

Le lobby industriel des OGM, ne pouvant pas répondre sur le fond
scientifique des critiques formulées par Gilles Eric Séralini, a décidé
de le dénigrer.
Ceci une tactique classique des industriels qui
consiste à tirer sur le messager afin de faire taire ceux qui osent
remettre en question l’orthodoxie confortable et intéressé des pro-OGM.

Si vous ne l’avez pas fait, je vous invite à signer et à faire passer cette information.

 

http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1807#signature

 

La controverse entre chercheurs, organisée au sein de la communauté scientifique, est un des moteurs essentiels de la construction des savoirs. Pour être reconnu, un résultat doit avoir résisté à toutes les tentatives d’invalidation par les collègues.

 

Plus encore, lorsque des travaux scientifiques ont des conséquences sociales, économiques et politiques importantes, la possibilité de développer ces postures critiques et de garantir les conditions d’une expertise pluraliste, devient le garant d’un bon fonctionnement démocratique. Comment prendre les bonnes décisions lorsque certaines voies de recherche sont systématiquement écartées, avant même d’avoir été sereinement explorées ?

En matière d’étude de l’effet des plantes génétiquement modifiées sur la santé, ce respect de la controverse scientifique n’est pourtant pas de mise. La grande majorité des chercheurs qui publient des résultats suggérant des effets d’OGM jusqu’alors insoupçonnés (effets sur la santé ou sur l’environnement) est la cible de campagnes de dénigrement provenant de membres influents de la communauté scientifique (Waltz E. Battlefield, Nature 2009. 461 :27-32).

La France n’est pas en reste comme en témoigne la situation actuelle de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen et co-directeur du Pôle pluridisciplinaire « Risques », spécialisé dans l’étude des effets des pesticides et OGM sur la santé. GE Séralini et ses collègues ont mené des contre-expertises de données fournies par Monsanto pour justifier de la commercialisation de 3 de ses maïs OGM (MON 863, MON 810, NK 603). Leurs travaux remettent en question la capacité pour ces données de démontrer formellement l’innocuité des trois maïs (suivi des rats trop court, puissance de l’analyse statistique insuffisante). Contrairement aux analyses réalisées par la firme, les travaux de GE Séralini et de ses collègues ont été soumis au processus d’évaluation critique par les pairs avant d’être publiés en 2007 et en 2009.

Ces résultats interrogeant le bien fondé des autorisations octroyées par la Commission Européenne sur avis de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) pour la consommation animale et humaine de ces trois maïs, il n’est pas étonnant qu’ils aient suscité de vives réactions de Monsanto, de l’EFSA ou encore de l’Office de contrôle des aliments d’Australie et de Nouvelle Zélande.

Mais depuis quelques semaines, GE Séralini est la cible d’attaques et de pressions morales émanant d’une partie de la communauté scientifique  et qui vont jusqu’à remettre en question les conditions mêmes de ses travaux de recherche (position académique, financements).

Nous, signataires de ce texte, considérons qu’il est de notre responsabilité de maintenir les conditions d’une controverse scientifique respectueuse et d’une expertise pluraliste sur des questions aussi sensibles que celle des effets de la culture de plantes génétiquement modifiées. Nous condamnons cette démarche de chercheurs qui utilisent les armes de la décrédibilisassions mensongère plutôt que le terrain de la démonstration encadrée par les procédures en vigueur au sein de la communauté scientifique, à savoir des expériences transparentes, indépendantes et reproductibles, soumises à une évaluation par des pairs.

http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1807

Professeur de Biologie Moléculaire Université de Caen
Laboratoire de Biochimie et Biologie Moléculaire
I.B.F.A.
Esplanade de la Paix
14032 Caen Cedex

Né en 1960.
– Depuis 1991 Professeur de Biologie Moléculaire à l’Université de Caen,
– Chercheur – enseignant responsable d’équipe et auteur,
Un des premiers et des principaux demandeurs du moratoire commercial européen sur les OGM agricoles pour plus de recherches,
Nommé membre de deux commissions gouvernementales sur les OGM (CGB donnant des avis sur les risques, Comité de Biovigilance surveillant les OGM après commercialisation) en 1998,
Président du Conseil Scientifique du CRII-GEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique) depuis 1999,
A été nommé en 2003 expert à la Commission Européenne pour préparer le dossier défense dans l’affaire qui oppose Etats-Unis/Argentine/Canada (qui produisent 95% des OGM) à l’union Européenne à l’OMC, sur le dossier moratoire commercial OGM. Il a publié en novembre 2003 "Génétiquement incorrect" Ed. Flammarion et en 2004 "Ces OGM qui changent le monde", (collection Champs, éd. Flammarion) et dernièrement "Après-nous le déluge ?" (Ed. Flammarion/Fayard).

De nationalité française, Gilles-Eric Séralini après des études à Nice, devient docteur en biochimie et biologie moléculaire de l’Université de Montpellier II en 1987. Il part alors pour ses recherches fondamentales quatre années en Amérique du Nord, en Ontario puis au Québec, dans deux laboratoires internationalement reconnus. Habilité à diriger des recherches, il réussit en France à trente ans le concours national de professeur des Universités.
Gilles-Eric Séralini a choisi Caen où il est enseignant – chercheur depuis octobre 1991, en biologie moléculaire, à l’interface de la cancérologie et de l’endocrinologie.

Auteur d’une centaine d’articles scientifiques ou communications à des congrès internationaux de spécialistes, et d’autre part de nombreuses communications d’envergure nationale, il assure plusieurs rôles dans des Commissions de l’Université de Caen, où il anime une équipe de recherche qui a été associée au Centre National de la Recherche Scientifique puis à l’INRA.

Il a travaillé sur de nouvelles molécules pour le traitement du cancer du sein et la prévention, et il étudie les effets des perturbateurs endocriniens et notamment des pesticides associés aux OGM.

Il a publié en 1994 un livre de poche scientifique pour tout public (chez Pocket, collection Explora, 91 photos et illustrations couleurs) : " L’évolution de la matière, de la naissance de l’univers à l’ADN ", qui est traduit en espagnol. D’abord par son travail à l’interface cancer/hormones, il s’est intéressé aux causes du cancer et des perturbations de la reproduction, et ainsi à l’état de la pollution de l’air, de l’eau, et des aliments, des risques génétiques et des effets sur la santé de cette pollution de toutes origines, publiant chez Belfond en 1997 " Le sursis de l’espèce humaine ", (aujourd’hui épuisé), Prix Philips de la Vulgarisation Scientifique 1998, remis par Science Frontières. A la suite de ce livre, il est devenu expert pour la Communauté Européenne en éthique environnementale (Juillet 97) et pour diverses organisations

Il donne de nombreuses conférences publiques ayant trait à la sécurité alimentaire. Il fut un des premiers rédacteurs du moratoire des scientifiques demandant plus de recherches avant la commercialisation pour cultures et dans l’alimentation des Organismes Génétiquement Modifiés, il s’est engagé dans le débat, en publiant notamment ses arguments dans deux collectifs " Génie Génétique " (Ed. Sang de la Terre, 1997) et un autre compte-rendu de colloque au Parlement Européen sur le sujet " Transgénique : le temps des manipulations ", Ed. Frison-Roche, Décembre 1998). Après audition lors de la Conférence de Citoyens sur les OGM à l’Assemblée Nationale, il a été nommé par le gouvernement membre de la Commission du Génie Biomoléculaire en Juillet 1998, et est membre du Comité provisoire de biovigilance sur les maïs transgéniques depuis le printemps 98.

Jugeant les études sur l’innocuité des OGM insuffisantes, et remettant en cause leur évaluation scientifique, il a fondé avec Corinne Lepage, ancien Ministre, et Jean-Marie Pelt, le CRII-GEN, Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique, dont il est Président du Conseil Scientifique. Il publie en Octobre 2000 : OGM, le vrai débat (Ed. Flammarion, Dominos). L’ensemble de ses activités lui a valu de recevoir l’Ordre de l’Etoile de l’Europe, au grade de Commandeur, de la Fondation Européenne, Commission des Arts, Sciences et Belles-Lettres (Huy, Belgique, Eté 1999). Il a reçu le Prix Denis Guichard 2001 de la Fondation de France, pour l’ensemble des recherches, ses expertises sur les OGM et ses activités en faveur d’une évaluation scientifique indépendante et éthique (Paris, 9 janvier 2002). Participation à de nombreux ouvrages collectifs dont La foi en la paix et l’avenir de l’homme, Aubin Ed. 2003.