pour la fête des mères: si vous le dites avec des fleurs…

bouquet de tulipes bio qu’elles soient écologiques et équitables!

Les fleurs, une empreinte écologique catastrophique

Saviez-vous que plus de 80% des fleurs que nous retrouvons  au Canada et  en Europe proviennent de contrées lointaines, telles que l’Afrique subsaharienne, l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est pour l’Europe et l’Amérique Centrale pour le Canada? Qui plus est, ces fleurs sont souvent produites dans des conditions déplorables, tant pour la nature que pour les travailleurs : utilisation de pesticides et d’engrais synthétiques, salaires indécents et surexposition des travailleurs à des substances toxiques.

Culture toxique… et non éthique

 

Lors de la culture des fleurs, l’environnement est pollué par les engrais synthétiques et surtout les pesticides utilisés qui, en plus, nuisent gravement à la santé des travailleurs. Les gens sont exploités, on applique des pesticides que les travailleurs soient dans les champs ou pas, on vaporise!

 

L’industrie a poussé différents pays à réagir. Madame Francine Locas Joly, propriétaire de la Boîte à Fleurs de Laval nous dit que les importateurs de fleurs au Québec ont décidé d’offrir  aux gens d’ici des produits qui pourraient être écologiques et équitables:” Sierra Eco.”

Qu’est-ce qu’une fleur certifiées équitable? roses-marsaneix222

Tom Leckman président de Sierra distribution florale nous dit que;”Quand vous achetez une fleur certifiée équitable, vous achetez non seulement une belle fleur, vous achetez l’effort de centaines de gens pour faire un produit qui vous amène non seulement une beauté mais qui représente les meilleures normes pour les travailleurs qui les cultivent et pour l’environnement.

Quels sont les standards?

Dans le passé, c’était normal qu’une ferme utilise entre 110 à 130 kg de pesticides par hectare par année tandis qu’aujourd’hui avec les nouvelles pratiques écologiques nous sommes rendus 7 à 10 kg par hectare et par année. On s’assure également que les eaux qui ont été utilisées soient traitées avant de retourner dans l’environnement.”  pour voir la vidéo à télé Québec http://video.telequebec.tv/index.aspx?idThematique=5

Pour plusieurs raisons, la situation dans les pays du Sud est dramatique:

 

  • Les travailleurs sont contraints d’accepter des conditions de travail déplorables  :
  • L’exposition aux pesticides : ces produits sont pulvérisés 2 fois par semaine. Une demi-heure après le traitement, tout le monde est prié de reprendre le travail… et il n’y a pas toujours de quoi se protéger. Beaucoup de travailleurs souffrent de façon chronique de maux de tête, problèmes de peau, vision brouillée, pertes d’équilibre, insomnies, nausées, troubles de mémoire, dépression… ou sont confrontés à plus long terme au cancer ou à des maladies respiratoires, cardiovasculaires ou nerveuses.
  • Les salaires sont si bas que la plupart des travailleurs vivent dans une pauvreté absolue. Ils n’ont aucune protection sociale, n’ont pas la possibilité de se syndiquer, travaillent de longues journées, sont employés en général sans contrat…
  • La plupart des personnes qui travaillent dans ce secteur sont de jeunes femmes. . Chez celles qui attendent un enfant, les fausses couches et malformations congénitales sont fréquentes.

 

Le développement d’échanges plus équitables entre les pays du Nord et du Sud est essentiel à l’amélioration des conditions de vie de millions de paysans et de travailleurs, et est une façon pour nous, consommateur, d’agir concrètement pour développer un monde plus solidaire. Le commerce équitable peut être défini comme étant un système d’échange économique respectueux de l’environnement et des droits des travailleurs.

Les producteurs sont au centre des préoccupations du commerce équitable. Le principe fondamental est de leur garantir un juste prix pour leur travail, c’est-à-dire un prix qui couvre leurs coûts de production et leur permet de faire vivre dignement leur famille. Ceux-ci sont généralement regroupés en coopérative ou association démocratique. Ce sont eux qui planifient leurs projets de développement car les profits générés par la vente de leur produit sont directement réinvestis dans la communauté selon leurs besoins.

Sensible à cette réalité, Tom Leckman, de l’entreprise Sierra Eco, a démarré il y a neuf ans sa propre filière de fleurs équitables, qui représente désormais 30 % de son chiffre d’affaires. Il fait notamment affaire avec une vingtaine de serres en Colombie, mais également avec d’autres en Équateur et en Californie. «On a développé une complicité avec nos producteurs. On sait ce que les gens vivent sur le terrain», soutient M. Leckman. «On a trouvé des gens qui avaient les mêmes valeurs que nous. Pour faire évoluer les pratiques, ça prend une coopération dans toute la chaîne. Le Nord a tendance à pointer du doigt le Sud. Mais on doit plutôt appuyer les producteurs dans le transfert des technologies et l’éradication des pesticides.»

Dites-le avec des fleurs… écologiques et équitables 

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Après avoir lu les informations ci-haut mentionnées, il devient évident que le meilleur choix que nous pouvons faire lorsque nous offrons des fleurs coupées, pour des occasions comme la Fête des Mères, est de choisir des fleurs équitables et écologiques. Demandez-les à votre fleuriste.

Il n’y a pas beaucoup de sens, n’est-ce pas messieurs, d’offrir des fleurs produites dans le mépris des droits d’autres femmes! Et pour vous, mesdames, qui voulez offrir ces fleurs coupées, vous serez sûrement sensibles à la condition de vos consœurs des pays plus pauvres.

Les fleurs en pot sont aussi une solution aux fleurs coupées, en plus elles peuvent vivre pendant de nombreuses années. Dans chaque pays nous retrouvons facilement de ces cultures: orchidées, violettes africaines et toutes les autres. C’est tellement beau! Les fleurs peuvent transmettes merveilleusement bien notre amour, raison de plus que ce soit bien fait sur toute la ligne, n’est-ce pas?

Lise Jacques