on ne peut pas vivre en bonne santé…

dr sur une planète malade!

Il nous faut soigner le terrain. C’est le sujet de cette entrevue parue dans l’édition du mardi 14 avril 2009, à  PERPIGNAN, avec le docteur David Servan-Schreiber. Mais avant de lire ses commentaires je voudrais vous situez un peu concernant la situation au Canada.

  Notre pays  est une nation toxique selon le DR Rick Smith suite à l’étude réalisée par la Défense nationale, parue en juin 2006..

Les Canadiens vivent dans une «soupe chimique» dangereuse! Ottawa, par Gilles Toupin,

Nos enfants sont empoisonnés quotidiennement par une multitude de produits toxiques et nous vivons tous dans une «soupe chimique» qui met la santé des Canadiens en danger. Pourtant, les gouvernements ont fait preuve de la plus grande négligence à cet égard, conclut une étude réalisée par Défense environnementale, groupe voué à la protection de l’environnement et de la santé.

 

«Nous rendons publics les résultats de notre troublante étude intitulée
Les Enfants empoisonnés – une nation toxique. Ils révèlent une terrible réalité,
a déclaré hier le Dr Rick Smith, pour Défense environnementale. La pollution est si grande, dans notre pays, que les enfants ont davantage de produits toxiques en eux que leurs parents. Et la principale raison de cette situation, c’est la négligence et l’inaction de notre gouvernement fédéral, qui a renoncé à son rôle de meneur pour réduire la pollution dans ce pays.»

Dans plusieurs cas, a précisé le Dr Smith, les enfants de l’étude étaient davantage contaminés par certains produits chimiques que leurs parents, soit par des composés perfluorés, des ignifuges bromés et des métaux lourds.»

«Bon nombre des produits chimiques trouvés dans le corps des enfants sont associés au cancer, aux troubles du développement, aux troubles respiratoires et aux dommages neurologiques. Tout simplement, nos enfants sont empoisonnés chaque jour par les produits toxiques dans leur maison, dans leur école et quand ils sont au jeu.»

«Le fait que les enfants, dans notre étude, aient une concentration de produits chimiques plus élevée que leurs parents constitue un acte d’accusation grave face à l’inaction et la négligence du gouvernement fédéral, a affirmé le Dr Smith. Je souhaite que les Canadiens se mettent en colère en constatant les résultats de notre étude et qu’ils pressent le gouvernement à agir.»

Selon M. Smith, le gouvernement canadien accuse un retard considérable sur les États-Unis dans la lutte contre les produits toxiques. «Notre gouvernement a été négligent depuis 15 ans. Nous sommes l’un des pays les plus pollueurs de la communauté internationale. Même le gouvernement Bush a signé une entente avec les entreprises qui produisent des composés perfluorés afin qu’ils soient éliminés, alors qu’ils sont encore légaux au Canada.»( Alors pire que Bush…il faut le faire…)

Et le rapport de la Fondation David Suzuki qui dévoilait les résultats de la comparaison des normes en matière de pesticides dans les aliments,  ils ont fait l’étude pour les 32 pays et bien le Canada se classait 30e… il n’y a pas de quoi être fier!

Il en va de même pour l’eau.

Selon le rapport de la Fondation David Suzuki." L’Eau que nous Buvons.”Les normes et recommandations en matière de qualité de l’eau potable, sont très inadéquates, lorsque comparées avec d’autres pays.

Quoique le Canada fasse l’envie du monde entier pour sa richesse naturelle en eau douce, il y a un écart troublant entre la qualité de notre eau et la qualité des recommandations pour l’eau potable. Par rapport aux autres pays, l’absence au Canada de normes d’efficacité du traitement de l’eau potable fondées sur les résultats constitue un gros point faible des efforts visant à protéger les Canadiens des virus, bactéries et protozoaires. Qui plus est, le rapport relève 55 contaminants pour lesquels le Canada a établi une recommandation plus faible.

Figurent parmi les contaminants en question, les bactéries, les pesticides, les produits chimiques industriels cancérogènes, les sous-produits de désinfection, les substances toxiques d’origine naturelle et une substance radioactive émise par les réacteurs nucléaires.

Pour un grand nombre de contaminants chimiques, la recommandation canadienne est 50, 100, ou même 1000 fois plus faible que la norme européenne ou la recommandation australienne correspondante. Le fait que le Canada continue de s’en remettre à des recommandations facultatives nous relègue loin derrière les États-Unis et l’Union Européenne et va à l’encontre des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.

Pourtant les dommages causés par cette soupe chimique sont bien connus. Plus d’une trentaine de pays ont pris des mesures pour remédier à la situation. Ici, j’aimerais bien que messieurs Harper et Charest me disent ce que leurs Ministères ont fait  pour remédier à cette situation! Certaines améliorations ont été faites concernant les substances chimiques mais rien concernant ce qui touche nos aliments et notre eau. Nous aurions avantage à prendre exemple sur l’Europe.

Alors maintenant voici les propos de ce médecin français qui a publié il y a quelque temps son expérience avec un  cancer qu’il a lui-même vécu et qu,il raconte dans son livre Anticancer vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit en 33 langues. C’est suivi par un court article qui nous montre que dans certains régions les gens se déplacent pour trouver des solutions et écouter des conférences de médecin sur le sujet.

Il a bien voulu répondre à quelques questions:

Votre venue ici témoigne-t-elle de votre implication dans la lutte contre la "malbouffe"?
Mon implication ici est la même que celle des autres intervenants. Ce sont des thèmes qui nous interpellent. J’ai un ami médecin aux Etats-Unis qui dit : "On ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade". Il y a une étude, basée sur des enfants qui mangent au supermarché, qui a démontré que l’on retrouve dans leurs urines des pesticides ! Des pesticides qui, par définition, détruisent la vie. Moi, ma préoccupation, c’est le cancer : comment l’éviter ? Cela passe-t-il par une meilleure alimentation ? Eh bien cette même étude sur les urines des enfants montre que lorsqu’ils mangent 70 % de bio, il n’y a plus de résidu de pesticides. Alors est-ce qu’en temps que médecin je préférerai que les gens ne soient plus exposés aux pesticides, aux cancers ? Oui, bien sûr…

Et la solution, c’est le bio ?
Il y a deux reproches que l’on fait au bio : d’une, que c’est cher, et de deux, qu’on ne peut pas nourrir l’humanité avec du bio. Eh bien les gens qui consomment bio ne dépensent pas plus d’argent que les autres ; ils consomment autrement. Et concernant le second reproche, il y a un rapport de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture qui dit même qu’on ne peut nourrir l’humanité qu’avec du bio ! Parce que lorsqu’on aura tué la terre, qu’il n’y aura plus d’abeilles, plus de vers de terre, etc., on ne pourra plus nourrir quiconque. Pour avoir les meilleurs fruits possibles, il faut soigner le terrain. C’est la même approche que la chimiothérapie.

Vous pensez que les mentalités changent, pour que de petites villes comme Argelès organisent de tels événements ?
J’y crois beaucoup. J’ai l’impression que c’est comme en 42, pendant la 2 e Guerre Mondiale : on pense qu’il n’y a plus d’espoir, on se demande pourquoi continuer à se battre… Et puis, en 1942, le front russe, les failles dans l’armée allemande… C’est la même chose. Quand on voit ce que fait une municipalité comme Argelès, on se dit qu’il y a un vrai soulèvement de la conscience des populations.
Recueilli par Barbara Gorrand *Anticancer, publié chez Robert Laffont.

 

Le bio, pour rectifier le tir dès aujourd’hui » paru dans Sud Ouest.com mercredi le 15 avril 2009

Le professeur Belpomme milite au sein de l'association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (Artac). (PHOTO K.C.)
Le professeur Belpomme milite au sein de l’association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (Artac). (PHOTO K.C.)

Gros succès, samedi, pour la projection du film « Nos enfants nous accuserons », projeté par l’Amap (*) « les paniers du marais » et Rochefort sur toile, au cinéma Apollo. Outre l’intérêt du film de Jean-Paul Jaud, qui raconte comment une commune se lance dans la nourriture bio à la cantine scolaire, l’affluence s’expliquait par la conférence du professeur Belpomme qui suivait. Mais tout le monde, et les élus en premier lieu, devrait voir ce film…

Le médecin n’a pas mâché ses mots pour faire le lien entre alimentation, pesticides et cancers. « Le bio est un message à entendre aujourd’hui, il faut rectifier le tir. Il est nécessaire de se protéger soi-même, mais c’est aussi une question de volonté politique », lançait celui qui déclare être le mouton noir des pouvoirs publics.

De son côté, l’Amap souhaite que le bio ne soit pas considéré comme un produit de luxe réservé à un petit nombre, mais comme un produit de consommation courante proposé à chaque citoyen.

(*) Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.

 

Nous ne devrions plus accepter les conseils de ceux qui nous disent que nous devons inonder notre monde de poisons chimiques ; nous devrions chercher une autre voie…notre santé et SURTOUT celle de nos enfants et de nos petits-enfants en dépend!

Lise Jacques