Menus toxiques: enquête sur les substances chimiques dans notre alimentation

 

Le Générations Futures et HEAL ont décidé de lancer une campagne sur environnement et cancer en France, avec le soutien d’ONG comme le WWF-France et le réseau environnement santé (RES). Cette étude « assiette toxique » est la première d’une série d’enquêtes que nous réaliserons pendant plusieurs mois.

Générations Futures

C’est le principe de responsabilité, tel qu’inscrit dans l’Article 2 de la Charte Française de l’Environnement, qui pousse l’association Générations Futures (ex  Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures – MDRGF) depuis plus de 15 ans à s’investir dans un combat pour une agriculture sans pesticides et sans OGM, afin de préserver l’environnement et de protéger la santé publique, et à s’engager dans le domaine de la santé environnementale (le MDRGF est co-fondateur du Réseau Environnement Santé).  Site: http://www.generations-futures.com

•Health and Environment Alliance (HEAL)

Cette association a pour objectif de sensibiliser le public sur les bénéfices sanitaires de la protection environnementale. Pour cela elle facilite la représentation citoyenne, l’implication des professionnels de santé et l’expertise scientifique dans le processus de décision au niveau des politiques européennes environnementales et de santé. Depuis sa création les organisations qui se sont affiliées à HEAL n’ont fait que croître pour former un réseau diversifié de plus de 60 entités internationales, européennes, nationales et locales de citoyens, de “patients”, de femmes, de professionnels de la santé, et d’environnementalistes qui ont toutes montré leur efficacité pour accroître la participation du public et l’expertise dans le cadre de débats ou des processus de prise de décision au niveau européen. Site: http://www.env-health.org 

Aujourd’hui, un homme sur 2 et une femme sur 3 est ou sera touchés par le cancer en France. Nous sommes donc tous et toutes concernés par cette terrible maladie. Face à cette épidémie, nous avons décidé de lancer une campagne sur Environnement et Cancer. Le premier volet de cette campagne est donc cette enquête sur l’exposition de la population, par l’alimentation, à des substances chimiques suspectées d’être cancérigènes.

Notre but est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s’imposent .

C’est parce que nous nous en inquiétons aussi que nous avons souhaité faire cette enquête. Depuis que nous travaillons sur le sujet de l’alimentation et de la contamination des aliments, notamment par les pesticides, nous n’avons de cesse de nous interroger sur l’exposition alimentaire « réelle » à laquelle une personne, particulièrement un enfant, est soumise durant une journée. A combien de substances chimiques différents sommes nous exposés dans une journée par notre alimentation ? A quel type de substances ? Les seuils fixés par les agences officielles sont-ils respectés ? Combien de substances soupçonnées d’être cancérigènes et/ou perturbant le système endocrinien ingérons nous de manière quotidienne ?

  • 80% des français sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales
  • 80% sont soucieux des polluants que peuvent contenir le poisson ou la viande.
  • Près d’un Français sur deux estime à ce sujet que les autorités publiques de l’Union européenne n’entreprennent pas suffisamment d’actions pour protéger les consommateurs de ce risque .

C’est pour tenter de répondre à ces questions que nous avons souhaité mener l’enquête. Malheureusement les résultats de nos analyses vont bien au-delà de ce que nous craignions. Si dans la quasi-totalité des cas les seuils légaux (normes, limites) sont respectés pour chaque substance prise individuellement, nous avons été impressionnés par le nombre important de molécules différentes retrouvées susceptibles d’avoir des propriétés cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Le message que ce rapport porte est que, au vu des résultats de cette enquête, il est du devoir de nos représentants de trouver des moyens de réduire de manière substantielle l’exposition, notamment alimentaire, de la population aux substances chimiques suspectées d’être cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Cet objectif est atteignable. Pour nombre de ces substances des solutions de substitution existent déjà. Ainsi pour ce qui est des pesticides et des additifs, la production d’aliments sans résidus est possible comme le prouve l’agriculture biologique.http://www.menustoxiques.fr/