Enquête: sur le vaccin gardasil

 

Les vaccins prévenant le cancer du col de l’utérus sont mis en cause. Il est à noter qu’ici au Québec on donne le vaccin à des jeunes filles de 9 ans…et oui! vous avez bien lu….ailleurs c’est à 14 ans.

Une adolescente se fait vacciner contre le papillomavirus humain à Dallas en 2007 (Jessica Rinaldi/Reuters).

Quelle est la raison pour le faire  à un âge aussi jeune au Québec?

 

Est-ce que les filles de neuf ans ont leur  première relation sexuelle à cet âge au Québec? rappelons-nous que l’efficacité de ce vaccin n’est pas prouvée 100% et que l’efficacité sur les souches qu’il protège n’est pas efficace au-delà de cinq années. Alors?

Par contre, dans les pays ou le frottis est obligatoire, le cancer du col de l’utérus a pratiquement disparu.

Un vaccin préventif cause plus de 47 décès, 47 décès sont attribués au vaccin Gardasil contre le Virus du Papillome humain (VPH). Pendant ce temps, la compagnie pharmaceutique Merck Frosst, fabricant du vaccin Gardasil considère que son vaccin est toujours sécuritaire. Même que la compagnie pharmaceutique Merck Frosst a demandé au FDA d’autoriser un vaccin contre le Virus du Papillome humain pour les garçons!

Selon la revue  press release issued by Judicial Watch, 47 décès ont été associés au vaccin guardasil depuis son apparition sur le marché en 2006. En 2008 seulement, 28 femmes et jeunes filles sont décédées à la suite de ce vaccin. La  FDA  a relevé  6,723 cas documentés de réactions négatives reliées à ce vaccin, selon lesquels 1,061 furent considérées sérieux et 142 compromettant la vie.

Selon ce que  Barbara Loe Fisher rapporte dans cette  video ci-jointe, à l’été 2009 le vaccin Guardasil aura causé plus de 15,000  réactions négatives, incluant plus de 3,000 blessures et 48 morts.

Par ailleurs, il est estimé que seulement 1 à 10 % des réactions adverses sont reportées, ce qui signifie que les véritables chiffres pourraient très bien se situer entre 150,000 à 1.5 million de blessures reliées au vaccin  Gardasil. (site  Docteur Joseph Mercola :Hundreds of Thousands of Reactions to Gardasil… Is Your Child Next?)

 

Enquête sur le vaccin Gardasil

Même si la compagnie pharmaceutique Merck Frosst nous dit de ne pas nous inquiéter, selon l’agence de presse Business Wire une enquête sur le vaccin Gardasil est demandée. S’il y avait un recours collectif contre la compagnie pharmaceutique Merck Frosst, est-ce que leurs actuaires ont calculé qu’il était plus payant de perdre un recours collectif et de continuer à tuer d’innocentes personnes?

 

Site pour les victimes du vaccin Gardasil

Un site Internet a été mise en ligne en décembre dernier pour présenter les victimes du vaccin Gardasil.

Selon le docteur Mercola,

 Les faits à propos de HPV

Il y a plus de 100 types de ce papillome humain. De ce nombre il y a en a aussi peu que  10 à 30 qui peuvent causer le cancer cervical. Les autres peuvent produire des infections de la peau qui amènent des verrues génitales ou des verrues que l’on retrouve sur nos mains.

Même si ces virus sont très communs, on a estimé que 25 millions d’américains ont été infecté par ce HPV, il n’y a pas de raison de paniquer. Selon ce que nous disent les 
Centers for Disease Control and Prevention states, “Dans 90% des cas, votre système immunitaire se débarrasse de ce virus à l’intérieur d’une période de deux ans. Ceci s’avère la réalité peu importe que l’infection soit du type à développer un cancer ou une verrue.

Mais les publicités de Gardasil tentent de vous faire croire que ce vaccin va protéger les jeunes filles du risque minime de cancer cervical-mais ce n’est pas la vérité.

Le vaccin de Gardasil contient seulement quatre types de souches sur cent souches. Alors si vous contactez une des quatre vingt seize qui n’est pas incluse, vous êtes malchanceuse. Et si, vous avez déjà été exposée à l’une des quatre souches contenues dans le vaccin, cela ne fonctionnera pas non plus.

Alors si vous acceptez le risque et vous vous faites vaccinée, les probabilités d’être infectée par quelque souche de HPV demeurent encore très élevées.

Que le virus vous amène vers un développement de verrue ou de cancer dépend en grande partie de l’état de votre système immunitaire.

POURQUOI RISQUER VOTRE VIE POUR PRÉVENIR UNE MALADIE QUI SE PRÉVIENT?

Des symptômes graves comme le développement de caillots sanguins, de l’insuffisance respiratoire aigüe, des arrêts cardiaques et des morts subites de causes “dites” inconnues surviennent après que les jeunes filles aient reçues le vaccin Gardasil. Ce sont des risques atroces pour prévenir peut-être un cancer cervical.

Selon le CDC plus de six millions de femmes sont contaminées par le virus chaque année, mais moins de 3,900 mourront du cancer cervical sur six millions. Ceci, parce que, comme j’ai expliqué ultérieurement, votre système immunitaire peut neutraliser ce virus 90% des fois. Le cancer cervical est causé par une infection transmise sexuellement, alors c’est facile de le prévenir, en fait l’usage des condoms peut réduire le risque de 70%, ce qui est encore plus élevé que ce que le vaccin de Gardasil prétend.

En conclusion, le vaccin Gardasil est inefficace, potentiellement dangereux et c’est un gaspillage financier énorme.  Pour protéger vos filles, pourquoi ne pas prendre des moyens pour garder leur système immunitaire en santé?

J’ai inclue plusieurs articles sur ce sujet qui vous donneront un autre son de cloche que celui véhiculé par les autorités officielles.

Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 26/04/2009 |

Les inquiétudes grandissent sur les effets à long terme des vaccins antipapillomavirus destinés aux adolescentes.

 

Cette semaine, on a beaucoup entendu parler de vaccins, dont les Français auraient peur. Mais peu de Gardasil, ce vaccin censé protéger contre le cancer du col de l’utérus sur lequel les inquiétudes grandissent à l’étranger. Pour Roselyne Bachelot qui a autorisé son remboursement par la Sécurité sociale (à hauteur de 65%) en 2007, le Gardasil est « une grande avancée pour la santé des femmes ».

En 2008, Gardasil, produit en Europe par Sanofi Pasteur MSD, et son concurrent Cervarix (produit par GlaxoSmithKline, qui détient une part mineure du marché), ont coûté 146 millions d’euros à l’assurance maladie pour 1,65 million de vaccins. Selon plusieurs organismes de recherche étrangers, ses bénéfices à long terme ne sont pas encore démontrés. Une association de consommateurs américains dénonce même des effets secondaires importants. Une internaute de Rue89 nous a alertés à ce sujet.

Interrogé sur les doutes entourant le Gardasil, Sanofi Pasteur MSD se contente de répondre :

« On ne fait pas de marketing mais de la publicité pour un vaccin recommandé par les pouvoirs publics, distribué dans 104 pays et dont aucun effet indésirable sévère n’a été démontré. »

Une publicité mensongère ?

Les prospectus distribués en pharmacie et reproduits sur le site promotionnel du Gardasil insistent sur la progression du cancer du col de l’utérus : en 2005 plus de 3000 nouveaux cas par an ont été détectés et c’est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes de moins de 44 ans.

La communication est organisée de telle sorte que le grand public a tendance à retenir que Gardasil protège contre le cancer de l’utérus. En fait, il protège contre quatre types de papillomavirus humains impliqués dans 70% de ces cancers. Si, comme le précise le site promotionnel du vaccin, près de 70 % des femmes sont contaminées par les papillomavirus humains au cours de leur vie, très peu d’entre elles développent ce cancer et le vaccin ne protège pas contre les lésions existantes.

 

Le frottis n’est-il pas plus efficace pour lutter contre le cancer du col ?

Martin Winckler, médecin et écrivain, remarque qu’en Scandinavie où le frottis est obligatoire, le cancer du col de l’utérus a pratiquement disparu. L’auteur de La Maladie de Sachs remet en cause le « service médical important » que Gardasil est censé rendre selon la fiche « bon usage du médicament » publiée par la Haute Autorité de Santé :

« Nous présenter Gardasil comme une question de santé publique est crapuleux. Ce serait vrai si c’était un cancer très fréquent et s’il n’y avait pas d’autre manière de le prévenir. Or il n’y a que 1500 décès par an liés à ce cancer. »

Certes, tous les documents diffusés au public suivent la recommandation de l’Afssaps, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, selon laquelle il faut continuer à dépister ce cancer par frottis. Mais l’information passe visiblement mal. Ce que déplore Martin Winckler :

« Tout l’argent consacré à ce vaccin n’est pas mis dans la
sensibilisation au frottis. Seulement 50% des femmes sont dépistées régulièrement, essentiellement parce que trop peu de médecins généralistes pratiquent le frottis. »

Que sait-on des effets secondaires ?

En février dernier, deux jeunes filles espagnoles ont perdu connaissance peu de temps après avoir reçu une injection de Gardasil. L’Afssaps a conclu qu’une relation de cause à effet avec la vaccination était « très improbable » et recommandé la poursuite de la vaccination. En Espagne, une pétition demandant un moratoire sur l’utilisation du Gardasil « au nom de la défense du bien public » a recueilli 8745 signatures.

Un groupe de médecins américains a lui aussi demandé une enquête du département de la Santé. Car l’affaire prend de l’ampleur aux Etats-Unis, où une famille suggère que 29 décès inexpliqués seraient imputables à Gardasil et où les parents de prétendues victimes s’organisent. Le petit film diffusé par l’institut des sciences médicales de Baltimore relaie ces craintes. (Voir la vidéo)

Toutefois, il reste très difficile d’établir un lien entre des morts inexpliquées et le vaccin. Pour la sérieuse et indépendante revue Prescrire, qui se base sur les conclusions de la Haute autorité de santé, même si « on ne connaît encore ni les effets en termes de prévention du cancer du col de l’utérus, ni la durée de protection conférée au-delà de cinq ans » de Gardasil, le pari de la vaccination reste « raisonnable ».

 

Le lobby des labos à l’œuvre ?

Selon le New York Times, le laboratoire Merck, qui commercialise le Gardasil aux Etats-Unis, mène un lobbying efficace : il n’aurait pas hésité à embaucher des centaines de médecins (à 4500 dollars la journée ! ) pour donner des conférences sur les bienfaits de ce vaccin.

Le docteur Bernard Guérin du Masgenêt, gynécologue à la maternité du centre hospitalier Gustave-Dron, à Tourcoing (Nord), estime dans une interview à la Mutualité Française 9voir ci-dessous) que les patientes ont intérêt à « s’informer, écouter, douter et se méfier ». Et craint « un progrès très marginal pour un coût très élevé entre le groupe des femmes bien dépistées et le groupe des femmes bien dépistées et vaccinées ».

Photo : une adolescente se fait vacciner contre le papillomavirus humain à Dallas en 2007 (Jessica Rinaldi/Reuters).

Voici deux articles parus dans Mutualité française.

Gardasil: Prudence pour une vaccination de masse!

01/02/2008 Cet article revient sur la campagne de publicité faite autour du Gardasil® qui joue sur la peur des femmes et la culpabilité. Il met en évidence que ce vaccin n’est pas une arme fatale contre le cancer du col de l’utérus.

Le Dr Bernard Guérin du Masgenêt est gynécologue à la maternité du centre hospitalier Gustave-Dron, à Tourcoing (Nord). Pour lui, il est beaucoup trop tôt pour généraliser à toutes les adolescentes la vaccination avec le Gardasil®. Les médecins ne disposent pas d’assez de recul sur les effets indésirables. De plus, ce vaccin ne protège pas à 100% : vaccinées ou pas, les femmes doivent continuer les frottis !

Faut-il vacciner avec le Gardasil® toutes les jeunes filles avant leurs premiers rapports sexuels ?
Dr Bernard Guérin du Masgenêt – Je suis toujours très méfiant – mais peut-être trop méfiant ! – à l’égard des nouveautés de l’industrie pharmaceutique, surtout quand des intérêts financiers énormes sont en jeu. On se souvient de la campagne de vaccination massive contre l’hépatite B et des inquiétudes vis-à-vis de la sclérose en plaques. La mise sur le marché du Gardasil® a étonné tout le monde par sa rapidité puis par l’ampleur de la pression médiatique sur les médecins et leurs clientes : on n’a pas eu le temps de souffler ni de réfléchir ! Cette promotion commerciale agressive est, pour moi, une source de gêne et de suspicion.

Sur le fond, on manque clairement de recul sur le Gardasil®. C’est probablement un bon produit et, très probablement, il n’est pas dangereux. Nous savons qu’il protège très bien contre des lésions précancéreuses liées à deux des papillomavirus retrouvés dans 70 à 80% des cancers du col. C’est très intéressant, mais comme justement nous n’avons pas assez de recul, nous ne disposons pas encore de la preuve que ce produit diminue l’incidence du cancer du col de l’utérus.

Concrètement, que dites-vous aux familles que vous recevez ?
Dr Bernard Guérin du Masgenêt – Chez les gynécologues, nous sommes assez nombreux à être embarrassés et réticents. En réponse aux mères qui sollicitent mon avis pour leurs filles, ma réaction est nuancée. Je commence par faire un petit rappel sur les marchands de médicaments, qui ne sont ni des philanthropes ni des bienfaiteurs de l’humanité. Ensuite, si c’est urgent ou si les premiers rapports sexuels viennent de commencer, je conseille la vaccination au vu de "l’absence d’effets indésirables graves connus". C’est la formulation de la revue indépendante "Prescrire". Mais s’il n’y a pas d’urgence, on peut attendre, privilégier le dialogue et la concertation entre les mères et les filles pour choisir le bon moment, et laisser un peu de temps au temps.

La vaccination de masse par le Gardasil® doit-elle être une priorité pour les pouvoirs publics ?
Dr Bernard Guérin du Masgenêt – Avec cette vaccination, la France est prête à dépenser une fortune pour un problème de santé publique qui n’existe pas ! J’exagère un petit peu, mais dans notre pays, le cancer invasif du col – le vrai cancer – est rare chez les femmes bénéficiant d’un suivi gynécologique et de frottis de dépistage réguliers. De plus, sans attendre le vaccin miracle, nous avons fait de très gros progrès dans ce domaine au cours des dix dernières années. La technique du frottis s’est beaucoup simplifiée, le prélèvement en milieu liquide rend l’analyse plus fiable et plus rapide. Et surtout, on est capable de repérer les femmes porteuses des papillomavirus dangereux, qu’il faut surveiller de très près jusqu’à élimination naturelle du virus, et les femmes non porteuses, pour lesquelles la surveillance pourrait être espacée.

A l’opposé, ce vaccin pourrait être très utile dans le tiers-monde, où les systèmes de soins ne permettent pas aux femmes d’avoir accès à une surveillance gynécologique régulière. Chez nous, dans l’idéal, il faudrait soit vacciner tout le monde pour éradiquer la maladie, soit perfectionner au maximum le dépistage pour traiter la maladie à son stade initial, encore bénin. En réalité, nous n’avons pas le choix, car le vaccin est intrinsèquement insuffisant et même ses promoteurs recommandent de poursuivre le dépistage chez tout le monde, même les femmes vaccinées. On peut donc craindre un progrès très marginal pour un coût très élevé – trois fois 145 euros par vaccination – entre le groupe des femmes bien dépistées et le groupe des femmes bien dépistées et vaccinées.

La campagne de publicité du Gardasil® est soutenue par les sociétés savantes de gynécologie. Sont-elles sous l’influence de l’industrie pharmaceutique ?

Dr Bernard Guérin du Masgenêt – Ce ne serait pas la première fois que des sociétés savantes de gynécologie, ou d’autres spécialités, donnent leur caution scientifique à des labos pharmaceutiques.

 L’indépendance, vis-à-vis des intérêts financiers ou autres, ne fait pas encore partie intégrante de notre culture médicale !

En ce qui me concerne, le Gardasil® m’a été présenté par un professeur en gynécologie, accompagné d’un représentant du laboratoire… avant un excellent repas offert dans un bon restaurant ! Je bas ma coulpe, mais je l’ai mangé, ce repas ! Tous les prescripteurs subissent d’importantes pressions de l’industrie pharmaceutique, qui finance et oriente une grande partie de la formation post-universitaire des médecins et qui rattrape les cancres par la demande d’une clientèle "éduquée" par la télévision. Au service de nos patients, il faut s’informer, écouter, douter et se méfier.

Propos recueillis par Ghislaine Trabacchi

Un autre article produit par Mutuallité française. 01/02/2008

Cancer du col de l’utérus : seul le dépistage par le frottis est indispensable

L’arrivée sur le marché du vaccin Gardasil® ne dispense pas les femmes d’un dépistage par frottis du cancer du col de l’utérus. C’est le moment de rappeler l’importance de ce simple prélèvement gynécologique alors que se déroule, depuis l’été, une campagne publicitaire insidieuse. Elle joue sur la peur et la culpabilité des femmes pour les convaincre de se faire vacciner massivement.

Le frottis est la meilleure arme des femmes contre le cancer du col de l’utérus ! Ce simple prélèvement réalisé lors de l’examen gynécologique est indolore. Il permet de dépister précocement d’éventuelles cellules anormales puis de les traiter selon des protocoles bien établis ! Un rappel qui mérite d’être fait depuis la mise sur le marché français fin 2006 du Gardasil®, le premier vaccin contre le cancer du col de l’utérus commercialisé par Sanofi Pasteur MSD.

"Si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, une augmentation de l’incidence et de la mortalité de ces cancers serait probable", s’inquiète la Haute Autorité de santé (HAS). "Le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin par frottis reste donc nécessaire chez toutes les femmes, vaccinées ou non", met en garde la HAS dans la notice du bon usage du Gardasil®.

Depuis cet été, la télévision et les salles de cinéma diffusent un spot qui imite les campagnes officielles de santé publique. Cette publicité invite les femmes à consulter un médecin pour parler de la prévention du cancer du col de l’utérus. Ce message est signé des principales associations professionnelles de gynécologie mais réalisé avec le soutien… de Sanofi Pasteur MSD ! Il s’appuie sur les médecins pour convaincre leurs patientes des bienfaits de la vaccination.

Pas de panique !
Le spot télévisé joue sur la peur des femmes de développer un hypothétique cancer suite à une infection par le papillomavirus (HPV). Il met en scène des femmes, de l’adolescence à la ménopause, des mères et des filles. Cette campagne mise sur la culpabilité, en encourageant les mères à protéger leurs filles contre le papillomavirus.

Dans les faits, il n’existe pas un seul papillomavirus mais près d’une centaine de sous-types. Seuls certains d’entre eux, dits à haut risque, sont associés au cancer du col de l’utérus. C’est notamment le cas des sous-types 16, 18, 31, 33, 35, 39 et 45. Dans près de 90% des cas, l’infection par un papillomavirus est naturellement neutralisée par le système immunitaire. La guérison intervient spontanément, sans traitement et sans séquelle.

Le Gardasil® permet seulement de prévenir les infections liées aux sous-types 6, 11, 16 et 18. Les sous-types 6 et 11 donnent, pour leur part, des verrues génitales, communément appelées condylomes. Un traitement médical ou chirurgical suffit à les soigner définitivement.

Le vaccin n’est pas une arme fatale
Quant aux sous-types 16 et 18, ils seraient liés à 70% des cancers du col de l’utérus. "Leur prévention est attendue, mais non démontrée", précise la notice du bon usage du Gardasil® de la HAS. En clair, les données scientifiques actuelles ne permettent pas d’affirmer que le vaccin prévient efficacement les infections liées aux HPV 16 et 18. De plus, "il ne peut prévenir les 30% de cancers du col liés à d’autres types d’HPV".

Ce "nouveau vaccin ne résout pas tout", souligne la HAS. Il n’est recommandé qu’aux jeunes filles de 14 ans et en rattrapage chez les jeunes filles et les jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels ou, au plus tard, dans l’année suivant leur premier rapport. Rien ne prouve que son efficacité soit durable. Pour le moment, "le maintien de l’efficacité vaccinale au-delà de cinq ans n’est pas établi", avertit la HAS. Actuellement, on ne sait donc pas s’il faudra faire des rappels.

Manque de recul
La revue médicale indépendante "Prescrire" a publié dans son numéro de février 2007 les extraits des conclusions de différentes équipes internationales qui ont évalué le vaccin. Ces données scientifiques soulèvent des doutes. Pour l’Institut for rationel farmakoterapi" du Danemark, "il n’y a pas encore de données sur l’efficacité et les effets indésirables à long terme du Gardasil®".

Cette critique est partagée par des équipes médicales suédoises, américaines, australiennes, allemandes et espagnoles. Le 24 janvier, l’Agence européenne du médicament a rapporté le décès de deux jeunes femmes qui avaient reçu une dose de Gardasil®. Elles sont mortes de façon "soudaine et inattendue", précise l’Agence. "Le lien entre l’administration du vaccin et ces décès n’est pas établi. A ce jour, la cause de ces décès, survenus en Allemagne et en Autriche, n’est pas identifiée."

Et voilà qu’une  éminente chercheuse ayant travaillé aux vaccins contre le cancer du col de l’utérus nous prévient de ses dangers:

 

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15587

Lise Jacques