comment les fermes industrielles affectent notre santé…

un veau

L’ élevage industriel ou élevage intensif a comme  objectif  de pousser les animaux au-delà de leurs LIMITES BIOLOGIQUES pour les transformer en de simples MACHINES à fabriquer des montagnes de viande, d’œufs et des rivières de lait. Nous sommes très loin maintenant de la réalité des dessins bucoliques de vos livres d’enfant type "Martine à la ferme". Méfiez-vous des publicités montrant des vaches qui chantent dans un pré ou un agriculteur massant le dos d’une vache pour qu’elle soit moins stressée.

Ce sont des animaux qui ne voient jamais la lumière du jour, mais vivent en permanence avec des néons au-dessus de leur tête. Des animaux qui ne respirent jamais l’air frais du dehors mais l’air conditionné d’une climatisation, quand elle n’est pas défectueuse. Des animaux qui sont tellement nombreux dans un espace si confiné, qu’ils deviennent fous et sont victimes de cannibalisme. Des animaux qui ne peuvent pas marcher sans écraser un comparse, quand ils ne sont pas cloisonnés dans des boxes individuels sans place pour se retourner. Des animaux qui grossissent si vite à coup d’hormones que leurs pattes se brisent sous leur propre poids. Mais il y a un prix à payer en quelque part pour avoir de la viande à bon marché, comme nous le verrons plus loin.

 

Plus de 95 % de la production animale en provenance de ce type d’élevage se retrouvent dans notre assiette. Depuis les cinquante dernières années, la façon dont les animaux sont élevés a dramatiquement changé au détriment de notre santé et de celle des animaux. MALHEUREUSEMENT LA GRANDE MAJORITÉ D’ENTRE EUX EST PASSÉE DE LA FERME À LA MANUFACTURE. Comme toutes les manufactures, les propriétaires sont constamment à la recherche de moyens les plus économiques pour produire des chairs industrielles. La façon de les nourrir a changé également ne tenant pas compte de leur santé ni de la nôtre.boeuf

Est-ce que les fermiers avaient l’habitude de donner des animaux morts, en guise de nourriture à leur bétail?..Aujourd’hui, c’est permis., çà fait même partie de la routine, même si les animaux sont morts de maladies.

boeufs en liberté On a redéfini une nouvelle diète sans aucune considération sur ce qu’ils devraient manger, selon leur nature. Les céréales peuvent à première vue paraître un choix santé pour les ruminants, mais la quantité beaucoup trop grande qui leur est donnée, en fait un mauvais choix. Ces animaux ont toujours mangé de l’herbe et leur système digestif n’a pas été habitué à transformer les grandes quantité de mais transgénique qu’ils reçoivent dans ces fermes industrielles. Cette approche leur cause des problèmes de santé, incluant trop d’acidité dans leur système digestif, des abcès au foie, cette façon de faire exige une grande quantité de médicaments. Le confinement, en plus du surpeuplement donne souvent des conditions insalubres ou la propagation de la maladie est facilement transmissible. Lors des abattages aujourd’hui, on peut aisément tuer 400 bêtes à l’heure, le double de ce qui se passait il y a 20 ans et la transformation se produit tellement rapidement, qu’aucun inspecteur ne peut voir toutes les pièces de viande, celles-ci peuvent facilement être contaminées par les fèces et autres déchets contenant des bactéries et des maladies.

Selon le mémoire présenté à la Commission de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec en janvier 2004, par L’ordre des Médecins vétérinaires du Québec, nous pouvons y lire: “Au Québec, plus d’une centaine d’abattoirs sous l’égide du PAPAQ peuvent procéder à l’abattage et la transformation de produits carnés sans la présence d’un médecin vétérinaire pour effectuer les inspections ante et post mortem. Plusieurs pathologies d’importance en santé publique, comme le botulisme, la rage, l’encéphalopathie spongiforme ne peuvent être détectées efficacement que lors d’un examen ante mortem.

Le cas d’ESB ( vache folle) en Alberta a été détecté dabs un abattoir sous inspection vétérinaire provinciale lors de l’examen Ante Mortem de l’animal. Si cette vache avait transité dans un abattoir québécois provincial sans inspection vétérinaire, il est plus que probable qu’elle n’aurait jamais été découverte.

L’inspection est obligatoire dans les établissements fédéraux dont les produits sont offerts notamment à l’exportation. Le Québec doit revoir les normes d’inspection pour garantir aux consommateurs québécois de pouvoir bénéficier des mêmes standards de qualité et de sécurité alimentaire que les autres clientèles.”

L’AIR QUE NOUS RESPIRONS

LES SCIENTIFIQUES ONT DÉMONTRÉ QU’IL Y A UN LIEN ENTRE UNE EXPOSITION AUX TOXINES CHIMIQUES RETROUVÉES DANS LES FÈCES DES ANIMAUX ET LE DÉVELOPPEMENT DE PROBLÈMES NEUROLOGIQUES, INCLUANT DES DOMMAGES AU CERVEAU ET LA DÉPRESSION. le Dr Kaye H. Kilburn à, PROFESSEUR DE TOXICOLOGIE À L’UNIVERSITÉ DE CALIFORNIE DU SUD rapporte que les dommages occasionnés chez les gens exposés au sulfite d’hydrogène qui provient des excréments entreposés ou vaporisés dans l’air par les fermes industrielles ont un lien indéniable avec des désordres neurologiques chez les communautés qui vivent près de ces fermes. Jennifer Lee “ Neighbors of vast Hog Farms say Foul Air endangers their health” THE NEW YORK TIMES, may, 11 2003

UN exemple parmi tant d’autres:

Dans un rapport publié dans le New York Times, le 11 mai 2003, nous pouvons y lire qu’un résident de l’Ohio, Robert Thornell souffre de dommages irréversibles au cerveau depuis qu’il a respiré les vapeurs de sulfite d’hydrogène et d’ammoniaque répandus dans l,air depuis la méga-porcherie située à 1 kilomètre de chez lui. Quand il commença à être malade il pensait souffrir de dépression nerveuse. Incapable de continuer son travail de professeur il se retira à l’âge de 53 ans, il ne comprenait pas ce qui se passait jusqu’à ce qu’il rencontre le DR Kilburn, le diagnostic de celui-ci fut très clair, des dommages irréversibles au cerveau causés par l’inhalation de ces gaz toxiques. Sa femme raconte qu’il parle très lentement maintenant et que souvent il perd l,idée de ce qu’il est en train de dire, Il ne conduit plus sa voiture car il se perd et devient désorienté. Quand celle-ci se retrouva avec des dommages au cerveau ils furent obligés de déménager…

Des problèmes de dépression et d’anxiété.

Les vapeurs qui se dégagent du fumier sont aussi responsables de cas de dépression sévères. Dans un discours devant l’Association vétérinaire médicale américaine, le Dr Kelley Donham, directeur du centre de recherches pour la santé et la sécurité en agriculture à l’université de l’Iowa, a cité de nombreuses études qui ont rapporté des taux inhabituels très élevés de dépressions et d’anxiété parmi les personnes qui vivent près des fermes industrielles.

La pollution de l’air que nous respirons:

Les fermes industrielles produisent de très grandes quantités de poussières contenant des contaminants qui polluent notre air. Une étude faite par l’Union des Consommateurs trouva que ces bâtiments, seulement dans l’état du Texas produisent plus de 14 millions de livres de poussières chaque année. Ces poussières  contiennent des organismes biologiquement actifs comme les bactéries, les moisissures, les champignons qui proviennent des fèces des animaux.

Des rapports de l’Agence de Protection environnementale nous disent que 80% des émissions d’ammoniaque aux États-Unis proviennent des excréments d’animaux.

Selon un rapport publié par l’État de la Californie; “Les études ont démontré que les excréments d’animaux émettent des substances chimiques en suspension dans l’air qui sont la cause de problèmes neurologiques, inflammatoires, d’immunité affaiblie et d’irritation. En plus d’occasionner des problèmes aux communautés qui vivent près des fermes industrielles, ces gaz néfastes s’accumulent dans l’atmosphère et contribuent au réchauffement climatique.”

Les répercussions chez l’homme des antibiotiques donnés aux animaux:

Les producteurs de viande industrielle recourent maintenant aux antibiotiques pour guérir mais aussi pour prévenir les maladies et pour stimuler la croissance, car les animaux sont confinés dans des espaces exigus avec des milliers de leurs semblables. Ces endroits sont de vrais incubateurs pour diverses maladies, alors pour garder en vie ces animaux qui vivent dans des conditions épouvantables, on a recours aux antibiotiques en grande quantité. En fait, chaque année on utilise huit fois plus d’antibiotiques pour les animaux d’élevage que pour traiter les humains. Ces mêmes antibiotiques dont nous dépendons pour nous soigner. Avec cet usage excessif il n’est donc pas surprenant que de nombreuses souches de bactéries résistantes aux antibiotiques aient fait leur apparition.

Quelles sont les conséquences chez l’homme?

Et bien, quand nous sommes malades et que le médecin nous prescrit des antibiotiques, cela signifie que les antibiotiques peuvent ne pas faire effet. Quand nous consommons des chairs animales provenant de ces industries animales( poulets, porcs, veaux et autres) nous ingérons de petites quantités d’antibiotiques avec des conséquences à long terme tout à fait inconnues.

Ces nouvelles souches se sont répandues assez rapidement. Une étude américaine du département de l’agriculture a révélé que 67% des échantillons de poulets et 66% des échantillons de bœuf étaient contaminés avec ces souches de bactéries résistantes aux antibiotiques. (1*)

Une étude réalisée en 2004 nous avertit que ces bactéries hyper-résistantes ont été transférées chez les humains et que ceci peut causer de nombreux risques pour notre santé. (2*)

Le Dr Stuart Levy, expert dans le domaine des antibiotiques au sein de l’école de médecine de l’université de Tufts défie toutes litotes scientifiques, déclarant que l’utilisation des antibiotiques sur les animaux de ferme et ses résultants, les super germes sont :” Une affaire de santé publique d’ordre international”. Il passe ainsi par-dessus toutes les affirmations scientifiques qui sous-estiment et minimisent la gravité des conséquences des antibiotiques sur la santé publique.(3)

Au Québec:

Au Québec, environ 10% des antibiotiques donnés aux porcs serviraient à les traiter, le reste étant pour la prévention et surtout comme accélérateur de croissance.

Des risques:

Des résidus se retrouvent dans les déjections animales, donc lorsque celles-ci sont mal gérées dans les milieux aquatiques. Et les résidus d’antibiotiques présents dans la viande consommée entrainent une résistance aux antibiotiques. Ces deux risques sont accrus du fait qu’il n’y a que très peu de suivi de l’application des normes, sans compter qu’on ne sait pas jusqu’à quel point ces normes sont suffisamment sévères.

Et les doses d’hormones données aux animaux:

Avec ce type d’élevage, on a aussi recours aux hormones qui ne sont pas sans conséquences sur le métabolisme humain. Un panel d’experts scientifiques de l’Union Européenne a déclaré que les résidus d’hormone dans les produits de la viande peuvent causer des désordres lors du développement, des déséquilibres hormonaux, des interférences dans le système de reproduction et même le développement de cancer chez l’homme.

Les États-Unis et le Canada permettent d’injecter six différentes hormones aux bovins. En plus des conséquences néfastes de ces résidus chez l’homme, s’ajoutent des effets négatifs aussi sur l’environnement. Les excréments de bovins peuvent contaminer l’eau de surface ainsi que les eaux souterraines endommageant nos écosystèmes.

Le corps des enfants est petit et en pleine croissance, une exposition répétée même avec de petites quantités de résidus d’hormones peut avoir de graves conséquences. Selon un rapport de l’Union Européenne:” Certains organes sont plus susceptibles de subir les effets des œstrogènes, androgènes ( en fait, les hormones données aux animaux) pendant le développement que durant l’âge adulte. Ces organes incluent le cerveau et les organes de reproduction. “(4* )

Les résidus d’hormones dans les produits de source animale sont les grands coupables face au développement sexuel précoce des jeunes filles du monde occidental, la moitié des américaines d’origine africaine et 15% des caucasiennes entrent en puberté à l’âge de huit ans.(5*)

Les viandes produites industriellement contiennent de grandes quantité de pesticides.

Même si nous ingérons des pesticides en consommant des fruits et des légumes, les quantités qui se retrouvent dans les viandes industrielles sont énormes en comparaison de ce que l’on retrouve dans les fruits et les légumes. Les scientifiques rapportent que 80% à 90% des pesticides que nous ingérons proviennent des produits de sources animales, SANS QUE LON CONNAISSE LES CONSÉQUENCES NÉFASTES PUR NOTRE SANTÉ.

Les céréales données aux animaux sont arrosées avec des pesticides et ceux-ci s’accumulent avec le temps dans leurs corps. Quand nous ingérons ces produits animaux issus de la production industrielle, nous ingérons également leur contenu en pesticides qui s’est accumulé au cours de leurs vies. Les pesticides sont également responsables d’une panoplie de problèmes de santé chez les humains, allant de problèmes de fertilité jusqu’aux cancers.

En conclusion:

Il est sage d’éviter toutes ces chairs industrielles pour conserver notre santé, pour la santé de notre environnement et par respect des animaux. Si vous consommez de la viande, il serait sage de choisir des viandes certifiées biologiques ou acheter d’un producteur près de chez vous que vous connaissez bien.

 

Lise Jacques

 

1*Reuters Medical News,may 24, 2001 “Drug Resistant Bacteria Found in US meat”

2* Dave de Witte, “Report Urges USDA to Accelerate Study of Livestock Risks for Humains,” Tribune newa May 26, 2004

3* Ministry of Agricuture and Food, Drug Resiatant Bacteria, Aug, 1999

4* Scientific Committee on Veterinary Measures relating to Public Health, Assessment of Potentiel Risks to Human from Hormone Residues in Bovine Meat and Meat products, Europeen Commission, Apil 30, 1999

5* Becky Gillette “premature Puberty. The Environment Magazine Déc 1997