Ces OGM qui ne tiennent pas leurs promesses!

failure-to-yeild-136px Alors que Monsanto se lance dans des publicités qui suggèrent faussement qu’on a besoin des OGM pour nourrir le monde, l’Union of Concerned Scientists aux États-Unis rend public un rapport de 52 pages incluant une centaine de références d’articles scientifiques qui confirme qu’en 20 ans de promesse d’augmentation de rendement, les OGM n’ont pas tenu leur promesse. Ce rapport de la UCS – Failure to Yield – est la meilleure synthèse des recherches sur le sujet.    Il serait bon que les ministres de l’agriculture du G8 qui vont se rencontrer en Italie cette prochaine fin de semaine prenne en compte ce rapport et suivent les recommandations de Greenpeace au G8. (Greenpeace Canada)

promesse non tenue

Fabien Deglise
Édition du mercredi 15 avril 2009

Le rendement des cultures du maïs et du soya ne s’est pas amélioré, selon un groupe de chercheurs,
 Après 20 ans de recherche et près de 15 ans de commercialisation, les organismes génétiquement modifiés (OGM) peinent à améliorer le rendement des cultures de maïs et de soya, contrairement à ce qu’avancent les promoteurs de ces biotechnologies.

Et ce constat d’échec amène désormais un groupe de chercheurs indépendants à remettre sérieusement en question le soutien financier et politique accordé à cette technologie qui au final procure si peu.

«Il n’est pas très sensé d’appuyer à ce point le génie génétique, et ce, parce qu’il n’a pas démontré sa capacité à accroître les rendements», a indiqué hier par voie de communiqué l’Union of Concerned Scientists (UCS), un organisme indépendant de recherche installé à Cambridge, aux États-Unis. Le groupe vient d’évaluer la contribution des OGM au monde agricole. Son rapport a été rendu public hier. La conclusion est catégorique: «Les promesses faites par les OGM n’ont pas été tenues», peut-on lire.

Après avoir passé au crible une vingtaine d’études portant sur le maïs et le soya génétiquement modifié cultivé aux États-Unis depuis plus d’une décennie, l’UCS estime que le maïs transgénique a permis depuis 1996 d’accroître de 0,2 à 0,3 % par an le rendement des cultures. Or, dans sa version traditionnelle, ce maïs s’accompagne d’un rendement supérieur d’environ 1 % chaque année, souligne le groupe de scientifiques. Son constat est similaire pour le soya issu du génie génétique, qui ne fait pas mieux que le soya ordinaire, précise le rapport.

«L’industrie des biotechnologies a dépensé des milliards de dollars en recherche et en relations publiques, mais ses semences génétiquement modifiées, pour l’alimentation humaine ou animale, n’ont pas permis aux agriculteurs américains d’augmenter significativement le poids de leurs récoltes, a indiqué hier Doug Gurian-Sherman, à l’origine de cette analyse. En comparaison, les productions traditionnelles continuent de faire mieux.»

Pour Les Amis de la Terre, un groupe qui pourfend les OGM depuis des années, ce portrait confirme que les plantes transgéniques demeurent de «la poudre aux yeux» et sont loin d’être la «solution d’avenir» que plusieurs multinationales présentent, a résumé hier Stéphane Groleau, porte-parole de l’organisme. «Il est d’ailleurs temps de réorienter l’agriculture vers des procédés plus respectueux de l’environnement», a-t-il ajouté.

L’UCS le croit d’ailleurs et précise, études en main, que dans certaines régions du globe des cultures biologiques ou dites intégrées — afin de réduire naturellement l’usage de pesticides — ont permis «de doubler les rendements, et ce, à des coûts minimes pour les fermiers», précise le groupe. Il recommande également au département américain de l’Agriculture ainsi qu’aux universités de concentrer à l’avenir leurs efforts de recherche sur l’ensemble des techniques agricoles qui ont démontré leur capacité à augmenter les productions plutôt que sur celles qui ne donnent rien.”

Qu’est-ce qui se passe chez nous au Québec et au Canada? Quand est-ce que nos dirigeants vont se réveiller? Quand aurons-nous droit à la transparence concernant les OGM? Comment se fait-il qu’ailleurs dans le monde comme en Europe par exemple, plusieurs pays  veulent un moratoire sur les OGM et qu’ici çà passe en douce comme si de rien n’était? Nous avons des OGM depuis la fin des années 90 alors qu’ailleurs on croit avec raison  que ce n’est pas sécuritaire. De plus quand  entendons-nous parler qu’un groupe de scientifiques canadiens indépendants aient fait des études sérieuses sur ces OGM? Encore une fois: cherchez l’erreur!

Lise jacques