La vie des abeilles… sans pesticide!

C’est une belle journée pour fêter la vie des abeilles sans pesticides car le gouvernement vient d’annoncer l’interdiction de vente d’un dangereux pesticide. La ville de Besançon elle s’est lancée dès 1999 dans le zéro pesticide pour l’entretien de ses espaces verts… 

« Cette année on a l’occasion de se réjouir et faire la fête autour d’une bonne décision pour l’abeille, alors que l’année dernière la mise sur le marché du Cruiser pour le colza nous était tombée sur la tête juste avant les APIdays », a souligné Olivier Belval, président de l’Union nationale des apiculteurs de France (Unaf).

Début juin, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, à peine entré en fonction, a annoncé son intention d’interdire la vente du pesticide Cruiser OSR du groupe suisse Syngenta. L’anses, l’agence sanitaire pour l’alimentation et l’environnement, venait de relever l’impact nocif de l’une des molécules actives de ce pesticide, le thiaméthoxame, sur le comportement des abeilles ayant absorbé du nectar contaminé et qui pouvaient avoir du mal à retrouver leur ruche.

La France premier consommateur de pesticides en Europe

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe, avec 80.000 tonnes de matières actives et 170.000 T d’adjuvants, soit 4 kg de pesticides par habitant et par an.

Comme lors des deux précédentes éditions, « le principal message » des journées APIdays 2012 est que « si nos abeilles se portent mieux en ville, c’est à cause de l’état de dégradation des campagnes agricoles », a insisté M. Belval      

Zéro pesticide à Besançon

Actuellement « la moyenne de la production de nos ruches en ville est, avec environ 18 kg par ruche, au-dessus de la moyenne de production nationale », Dans les campagnes, depuis 1995, on assiste à la disparition progressive des colonies, avec pour conséquence une chute de la production nationale de miel de 30% et des volumes d’importation multipliés par trois. 

Certaines communes ont compris les enjeux depuis longtemps. Besançon a été précurseur. Dès 1999, elle s’est  lancé dans un programme   « zéro pesticide » pour  ses espaces verts, qui recouvrent plus de 2.400 hectares sur les 6.500 de la commune. Depuis 10 ans, la ville est passée aux méthodes alternatives de désherbage par des paillages, voire par les chèvres de M. Moustache… 

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