10 priorités pour l’agriculture de demain

Le Québec pourrait s’en inspirer de façon avantageuse…Champs de tournesols

Les 10 priorités de France Nature Environnement pour que l’agriculture de demain permette de nourrir les hommes tout en préservant les équilibres naturels.

– Réorienter les aides de la PAC vers une agriculture qui protège la biodiversité, la qualité des eaux, du sol et de l’air et vers un soutien significatif aux prairies permanentes, à l’agriculture biologique et à la diversification des productions dans les exploitations agricoles

– Encourager l’agriculture de haute valeur environnementale. Cette agriculture se caractérise pour FNE par une faible consommation d’engrais et de pesticides (les intrants) et de la place laissée aux espaces de biodiversité (haies, bosquets, mares, etc.)

– Soutenir le développement des surfaces en agriculture biologique, et accroître la consommation de produits biologiques dans la restauration collective

Réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2018, en encourageant la recherche, la promotion des techniques alternatives, la formation des utilisateurs. Le conseil et la vente de pesticides doivent être séparés.

– Renoncer à l’utilisation de pesticides dangereux
pour l’environnement et la santé, comme par exemple l’insecticide Cruiser, qui présente un risque avéré vis-à-vis des abeilles et autres pollinisateurs. Pour demander cette interdiction, signez la pétition de FNE !

Renoncer aux filières industrielles d’agrocarburants. Leur bilan énergétique, écologique et sanitaire est loin d’être avéré. Ils entrent en compétition avec une agriculture à vocation nourricière.

– Favoriser l’autonomie énergétique des exploitations : production d’huile-carburant à la ferme, baisse de la consommation d’intrants (engrais, fioul, etc.)

– Rendre l’élevage européen plus autonome vis-à-vis des importations (80% des protéines destinées à l’alimentation du bétail européen sont importées)

Imposer aux produits agricoles importés les mêmes exigences environnementales qu’aux productions européennes en instaurant  une régulation environnementale des échanges

– Favoriser une consommation de produits locaux et de saison et doter les villes de ceintures nourricières en préservant les espaces agricoles périurbains

Source : FNE