L’Union paysanne!
Une autre vision de l’agriculture! Êtes-vous un ami de l’Union paysanne? …Je le suis…car l’Union paysanne rejoint mes valeurs pour bâtir ensemble un système agroalimentaire respectueux de l’environnement, de la santé humaine et animale.
En plein cœur du modèle agro-industriel canadien, la paysannerie s’organise depuis sept ans au Québec sous la bannière de l’Union paysanne.
Alors que l’agro-industrie étend ses monocultures de maïs sur des pans entiers du territoire, contribue à vider la ruralité de ses habitants, uniformise les aliments, réduit la biodiversité et aspire comme un trou noir les subventions de l’État, l’Union paysanne tente de regrouper les paysans et les artisans d’une agriculture diversifiée et axée sur la communauté.
Il est désormais temps de soutenir une large partie de la classe agricole qui n’a jamais vu l’ombre d’un soutien financier de l’État malgré la grande qualité de leurs pratiques soit près de LA MOITIÉ des fermes du Québec.
L’Union paysanne a toujours désigné la réorientation des subventions agricoles comme étant une des clés de voûte de la pérennité de l’agriculture du Québec. Les travaux initiés par Michel St-Pierre sur la réforme de l’Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles nous donnent l’occasion d’introduire de nouveaux concepts de soutien de l’état à commencer par un soutien axé sur les services et non plus sur le volume de production.
L’Europe par des soutiens semblables a fait office de précurseur en ce domaine en donnant un coup de barre majeur visant à favoriser une agriculture plus vivrière et écologique. Ce soutien prend d’ailleurs, dans certains pays, le nom de prestations écologiques.
Voici un court résumé du contrat vert mais on peut consulter tout le programme sur le site.
L’Union paysanne propose au MAPAQ de passer un Contrat Vert avec les agriculteurs ;26-03-2009
Création d’emplois, protection de l’environnement et de la biodiversité, occupation du territoire et agriculture de proximité, en échange d’un soutien financier direct. Proposition pour un contrat social renouvelé entre les fermiers et la société québécoise.
Pour accéder au Contrat Vert…
L’Union paysanne part du constat qu’environ 1,7 milliard de dollars de subventions sont donnés annuellement aux agriculteurs ,ce 1.7 milliard est versé essentiellement aux entreprises de grandes tailles fortement spécialisées puisque l’État subventionne les monocultures souvent TRANSGÉNIQUES, L’EXPORTATION alors que la population désire une production de taille réduite, diversifiée, biologique, et créatrice d’emplois.
ON SUBVENTIONNE MÊME LA CULTURE SUR LES BANDES RIVERAINES ALORS QUE CELLES-CI DEVRAIENT ÊTRE PROTÉGÉES,
Actuellement les subventions s’élèvent à 65 000 $ par ferme en moyenne! Le contrat vert propose de réallouer les subventions en donnant un montant fixe de 10 000 $ par ferme sans lien avec les niveaux de production
Le principe directeur est d’abolir toute forme de subvention liée à la production. Les distorsions créées par les programmes actuels, par exemple: de l’argent pour du maïs transgénique mais rien pour des prairies permanentes, devraient être abolies.
Contribution annuelle de 10 000$ par ferme, sous condition de respect de normes comprenant les éléments suivants :
Moins de 100 unités animales.
Densité d’élevage inférieure à une unité animale à l’hectare de propriété.
Moins de 25% des sols dénudés annuellement.
Au moins 0,5 unité de main-d’œuvre (donc au moins 1000 heures de travail annuellement)
Au moins 8% de la superficie de la ferme en territoire protégé (boisé, haie, brise-vent, marais, escarpement, etc.)
Fortune personnelle des propriétaires inférieure à un million de dollars.
Accès extérieur aux animaux, au moins en période estivale.
Valeur de production d’au moins 10 000$.
L’Union paysanne a estimé qu’un tel programme pourrait couvrir près de 10 000 fermes à court et moyen termes avec un coût annuel de 100 millions de dollars pour l’état québécois. Considérant que 1,7 milliards est consacré à l’agriculture du Québec par le provincial et le fédéral ce programme constitue une aubaine.
Ce contrat vert constituerait en fait un premier tronc commun qui pourrait par la suite se bonifier en vertu de la multifonctionnalité et des territoires. Vous êtes un agriculteur biologique? Le montant de base se trouverait bonifié. De plus vous vous situer dans une région dévitalisée? Ce montant augmenterait encore. C’est un tel soutien qui deviendrait le fer de lance d’une réelle politique d’occupation du territoire agricole. Ce programme amorcerait une réelle conversion dans le rôle des agriculteurs rajoutant à celui de producteur agricole celui de protecteur de l’environnement.
Greenpeace appuie ces propositions qui vont dans le sens de l’agroécologie plus respectueuse de l’environnement. Greenpeace a récemment fait aussi des propositions au gouvernement du Québec pour son budget 2009-2010 qui proposait aussi une réallocation verte des subventions agricoles. Éric Darier Greenpeace.
Êtes-vous un Ami(e) de l’Union paysanne?
Joignez-vous aux Amis de l’Union paysanne.
http://unionpaysanne.com/content/view/26/63/
Un espace citoyen
Avec l’intention de rejoindre le plus grand nombre de citoyens-nes et de groupes sympathisants soucieux du sort de l’agriculture, de ceux qui travaillent la terre, de la qualité de l’alimentation, de la protection des terroirs et des paysages, de la dynamisation de nos régions, l’Union paysanne invite ceux et celles qui partagent ses valeurs et sont prêts à s’associer à ses combats à devenir des AMI(es) de l’Union paysanne.
Les Amis peuvent soutenir l’Union paysanne de plusieurs façons :
Soutien humain
Participation à des réunions et manifestations, en lien avec les instances régionales de l’Union paysanne (par exemple : la défense du modèle paysan et la production biologique, le droit d’habiter le territoire, la souveraineté alimentaire et le commerce équitable, les principes d’éco-conditionnalité, le refus des OGM, du brevetage du vivant et de l’irradiation des aliments, la gestion par bassin versant et le droit à un environnement sain).
Soutien financier
L’Union paysanne est engagée dans une bataille déterminante pour la liberté syndicale dans le monde agricole afin de rendre possible son accréditation et permettre ainsi à tous les agriculteurs et agricultrices de choisir librement l’association qu’ils veulent pour les représenter. Au même moment, des luttes s’engagent dans les domaines de culture acéricole, biologique, forestière et autres, et dans les productions de lapin, de porc, de bœuf, de lait, etc. Votre soutien permet à l’Union paysanne de poursuivre ses actions.
Lise Jacques

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