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Plomb, métaux lourds, pesticides… notre assiette en regorge. Est-ce dangereux ? Le bio est-il la solution pour protéger les enfants de ces substances toxiques ?

Une douzaine de substances toxiques sont présentes dans nos assiettes, selon les conclusions des Etudes de l’alimentation totale menées en 2011 par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) sur près de 20 000 produits de consommation courante. Aucun aliment n’est épargné : on a retrouvé du mercure et du cadmium dans le poisson, des PCB et de la dioxine dans la viande, du plomb dans le lait et des résidus de pesticides dans les fruits et les légumes.

En 2010, l’association Générations futures a recherché les substances chimiques présentes dans quatre repas et un en-cas d’une journée type d’un enfant de 10 ans. Les résultats ont montré qu’en 24 heures, l’enfant est susceptible d’être exposé, juste avec son alimentation, à des dizaines de molécules chimiques.

Le bio contient aussi des composants chimiques

Le bio n’est toutefois pas exempt de substances chimiques. Il y aurait autant de métaux lourds et de PCB dans les produits conventionnels que dans ceux issus de l’agriculture biologique. « Ces substances sont géochimiques, explique le Dr Lairon. Autrement dit, elles sont présentes dans les sols et dans les eaux. Elles peuvent donc contaminer les aliments, quel que soit leur mode de production. »

En revanche, c’est une autre histoire pour les pesticides. Selon la dernière enquête réalisée en décembre 2011 par l’association Générations futures, aucun résidu n’a été retrouvé sur les fruits et les légumes bios analysés. Un résultat que vient confirmer le dernier rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, pour qui seuls 2 % des échantillons de fruits et de légumes français analysés contenaient des pesticides. Selon une étude américaine de 2002 ("Environmental Health Perspective", Cynthia L. Curl), la concentration de résidus de pesticides est six fois moins élevée chez les enfants qui consomment des aliments biologiques que chez ceux qui se nourrissent de produits issus de l’agriculture conventionnelle.

Des aliments bios plus riches en nutriments

Au niveau nutritionnel, il semble que le bio ait aussi de nombreux avantages. En juillet 2003, l’Anses a publié une évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments bios. « Nous sommes arrivés à la conclusion que les fruits et légumes bios contiennent 10 à 20 % de matière sèche de plus que leurs homologues issus de l’agriculture conventionnelle, donc moins d’eau et plus de nutriments, tels que le magnésium, le fer et le zinc », dit le Dr Lairon, par ailleurs coordonnateur du groupe de travail et du rapport de l’Anses.

La viande bio serait également plus riche en oméga-3, tout comme le lait et les œufs bios. Or, ces acides gras essentiels sont indispensables au bon développement du cerveau de l’enfant. « Pas moins de quatorze études récentes ont montré que le lait bio et ses dérivés contenaient 70 % de plus d’oméga-3 que ceux issus de l’agriculture conventionnelle », assure le Dr Lairon.

Auteur: Santé Magazine

Ingrid Haberfeld

Consultant(s): Dr Denis LAIRON, directeur de recherche en nutrition humaine à l’Inserm de Marseille

En savoir plus
- Lire l’enquête menée par l’association Générations futures
- Consulter le rapport de l’Anses sur l’évaluation nutritionnelle des aliments issus de l’agriculture biologique.

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Zéro pesticide pour Besançon

C’est une belle journée pour fêter les abeilles d’autant plus que le gouvernement vient d’annoncer l’interdiction de vente d’un dangereux pesticide. La ville de Besançon elle s’est lancée dès 1999 dans le zéro pesticide pour l’entretien de ses espaces verts… 

! "Cette année on a l’occasion de se réjouir et faire la fête autour d’une bonne décision pour l’abeille, alors que l’année dernière la mise sur le marché du Cruiser pour le colza nous était tombée sur la tête juste avant les APIdays", a souligné Olivier Belval, président de l’Union nationale des apiculteurs de France (Unaf).

Début juin, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, à peine entré en fonction, a annoncé son intention d’interdire la vente du pesticide Cruiser OSR du groupe suisse Syngenta. L’Anses, l’agence sanitaire pour l’alimentation et l’environnement, venait de relever l’impact nocif de l’une des molécules actives de ce pesticide, le thiaméthoxame, sur le comportement des abeilles ayant absorbé du nectar contaminé et qui pouvaient avoir du mal à retrouver leur ruche.

La France premier consommateur de pesticides en Europe

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe, avec 80.000 tonnes de matières actives et 170.000 T d’adjuvants, soit 4 kg de pesticides par habitant et par an.

Comme lors des deux précédentes éditions, "le principal message" des journées APIdays 2012 est que "si nos abeilles se portent mieux en ville, c’est à cause de l’état de dégradation des campagnes agricoles", a insisté M. Belval      

Zéro pesticide à Besançon

Actuellement "la moyenne de la production de nos ruches en ville est, avec environ 18 kg par ruche, au-dessus de la moyenne de production nationale", Dans les campagnes, depuis 1995, on assiste à la disparition progressive des colonies, avec pour conséquence une chute de la production nationale de miel de 30% et des volumes d’importation multipliés par trois. 

Certaines communes ont compris les enjeux depuis longtemps. Besançon a été précurseur. Dès 1999, elle s’est  lancé dans un programme   "zéro pesticide" pour  ses espaces verts, qui recouvrent plus de 2.400 hectares sur les 6.500 de la commune. Depuis 10 ans, la ville est passée aux méthodes alternatives de désherbage par des paillages, voire par les chèvres de M. Moustache… 

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