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 Chez l’animal, un régime riche en glucides à IG élevé entraîne une résistance à l’insuline, puis un diabète. Au début des années 1990, les épidémiologistes de l’Ecole de santé publique de Harvard se sont demandés si les mêmes aliments ont les mêmes effets sur l’homme. Ils avaient à leur disposition les données concernant 65 173 femmes et 42 759 hommes issues des deux grandes études prospectives dont ils ont la conduite depuis 1984. Pour vérifier leur hypothèse, ils ont amélioré le concept de Jenkins en introduisant la notion de « charge glycémique ». Thierry Souccar La Nutrition.fr

Les chercheurs de Harvard ont calculé la charge glycémique de l’alimentation des hommes et des femmes qui, dans leurs deux cohortes, avaient développé un diabète et l’ont comparée à celle de ceux qui étaient toujours en bonne santé. Résultat : celles et ceux qui consommaient le plus d’aliments d’index glycémique élevé avaient un risque de diabète augmenté de 50 % en moyenne. Lorsque deux conditions sont réunies : " charge glucidique élevée " plus " faible consommation de fibres " le risque de diabète est multiplié par 2,17 chez les hommes et 2,5 chez les femmes. Parmi les aliments à risque, figurent notamment : pain et riz blancs, pommes de terre bouillies ou en purée, confiture. Les graisses saturées, elles, ne joueraient aucun rôle.
Au printemps 2000, des chercheurs de l’université du Minnesota ont publié les résultats d’une étude de six ans. Elle suivait 36 000 femmes âgées de 55 à 69 ans. Les chercheurs ont trouvé que celles qui avaient mangé le plus de glucose et de fructose — deux sucres — avaient un risque de diabète accru de 30 %.

Les glucides font partie intégrante de notre alimentation. Ils sont incontournables et on leur doit la grande variété de nos menus. Seulement en terme de santé et de gestion du poids, ils ne sont pas équivalents. Grâce à l’index glycémique, les épidémiologistes ont pu mettre en évidence l’impact des aliments sucrés et raffinés sur les risques de maladie chronique. Et les cliniciens ont démontré que, dans son ensemble, la population a intérêt à privilégier des aliments à IG bas.

L’impact des aliments raffinés sur l’obésité est une autre source d’inquiétude. Notamment pour des raisons génétiques. « L’espèce humaine est apparue il y a sept millions d’années, rappelle Loren Cordain (université du Colorado, Fort Collins). Jusqu’au néolithique, il y a 10 000 ans, notre patrimoine génétique n’avait jamais connu ces glucides. L’organisme ne sait tout simplement pas gérer un tel afflux de glucose. » Cordain a calculé que « 30 à 40% des calories avalées par les Américains et les Européens sont fournies par des aliments à IG élevé. » Une proportion infiniment supérieure à ce qu’elle était il y a seulement 20 ans, et qui est, pour Jennie Brand-Miller (université de Sydney), la conséquence directe des efforts de l’industrie agro-alimentaire pour proposer des aliments pauvres en graisses (donc riches en glucides raffinés ou transformés).

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La consommation de sucre ferait chuter notre taux de testostérone.

 

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Alors que se tient le 94 ème meeting annuel d’endocrinologie à Houston aux Etats-Unis, les chercheurs présentent les résultats de leurs dernières études. Le Dr Hayes, après avoir montré qu’une simple perte de poids pouvait augmenter naturellement le taux de testostérone, a fait part d’une étude dans laquelle il a mis en évidence que l’ingestion de glucose faisait chuter le taux de testostérone de manière forte et prolongée.

L’équipe de chercheurs a en effet recruté 74 hommes qui ont passé un test de tolérance au glucose. Ce test consiste en l’administration de 75 gr de glucose par voie orale puis on observe l’évolution du taux de sucre dans le sang et éventuellement celui du taux d’insuline, l’hormone qui fait pénétrer le sucre dans les cellules. Le test révèle que 42 hommes ont une tolérance normale au glucose, 23 ont une tolérance diminuée (prédiabète) et 9 ont eu un diagnostic de diabète de type 2.

Mais les chercheurs ont aussi mesuré le taux de testostérone au cours du test et dans les heures qui ont suivi et ont constaté que le taux de testostérone des hommes a chuté après la consommation du glucose, qu’ils soient en bonne santé ou diabétique. Cette chute atteind 25% et 15% des hommes ayant un taux de testostérone normal au début de l’étude se sont retrouvés en déficit marqué (appelé hypogonadisme).

Les chercheurs expliquent que de précédentes études ont déjà montré que la production d’insuline faisait chuter le taux de testostérone mais ils ne sont pas certains du mécanisme impliqué. Si le pic d’insuline est en cause alors il peut être avisé de choisir des aliments à index glycémiques bas pour préserver son taux de testostérone. Cette théorie pourrait aussi expliquer pourquoi une alimentation à index glycémique bas fait maigrir de la taille.

L’index glycémique est un outil très utile pour comparer les glucides. Il mesure l’impact d’un aliment glucidique (pain, pâtes, sucre…) sur le sucre sanguin. Un concept qui a révolutionné la gestion du poids et la prévention du diabète et de ses complications. Voici tout ce qu’il faut savoir pour l’utiliser afin de rester mince et en bonne santé. Jacques Robert La Nutrition.fr

Chez l’animal, un régime riche en glucides à IG élevé entraîne une résistance à l’insuline, puis un diabète. Au début des années 1990, les épidémiologistes de l’Ecole de santé publique de Harvard se sont demandés si les mêmes aliments ont les mêmes effets sur l’homme. Ils avaient à leur disposition les données concernant 65 173 femmes et 42 759 hommes issues des deux grandes études prospectives dont ils ont la conduite depuis 1984. Pour vérifier leur hypothèse, ils ont amélioré le concept de Jenkins en introduisant la notion de « charge glycémique ».

Les chercheurs de Harvard ont calculé la charge glycémique de l’alimentation des hommes et des femmes qui, dans leurs deux cohortes, avaient développé un diabète et l’ont comparée à celle de ceux qui étaient toujours en bonne santé. Résultat : celles et ceux qui consommaient le plus d’aliments d’index glycémique élevé avaient un risque de diabète augmenté de 50 % en moyenne. Lorsque deux conditions sont réunies : " charge glucidique élevée " plus " faible consommation de fibres " le risque de diabète est multiplié par 2,17 chez les hommes et 2,5 chez les femmes. Parmi les aliments à risque, figurent notamment : pain et riz blancs, pommes de terre bouillies ou en purée, confiture. Les graisses saturées, elles, ne joueraient aucun rôle.
Au printemps 2000, des chercheurs de l’université du Minnesota ont publié les résultats d’une étude de six ans. Elle suivait 36 000 femmes âgées de 55 à 69 ans. Les chercheurs ont trouvé que celles qui avaient mangé le plus de glucose et de fructose — deux sucres — avaient un risque de diabète accru de 30 %.